I WANT TO BE A PART OF IT

Bonjour à toutes et tous, curieux de passage ou fidèles de la première heure.

Sentez vous libres de poster des commentaires en bas de chaque article, simple témoignage, critique, conseil.

En prime une petite sélection musicale pour accompagner la lecture, à écouter en mode aléatoire c'est plus sympa :


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mercredi 23 octobre 2013

Road Trip : 6 et 7 août : 2 jours sur la 66

A quelques kilomètres au nord d'Oklahoma City, Edmond est notre point d'entrée sur la fameuse route 66. Morceler cette icône d'asphalte en plusieurs tronçons n'est pas forcément la meilleure façon de la découvrir. On perd certainement une partie de son ambiance, de son aura. Cela revient un peu à truffer un film à suspens d'entractes. Le soufflet retombe.


Nous avons donc pas mal hésité avant de finalement nous décider à emprunter une simple portion de la 66, nous disant que le mieux est l'ennemi du bien, et qu'il ne nous sera peut être pas donné l'occasion de faire la route dans son intégralité plus tard dans notre existence. Ce qui est pris n'est plus à prendre. Alors en route !

Histoire de planter un peu le décor, petit rappel sur la Mother Road.


Cette route, longue d'un peu moins de 4000 kilomètres, relie Chicago (Illinois) à Los Angeles (Californie) traversant ainsi 8 États (Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau-Mexique, Arizona, Californie) et 3 fuseaux horaires.
Empruntée entre 1926 et 1985, la "Rue Principale des États-Unis" a sombré peu à peu dans l'oubli, éclipsée par les autoroutes, plus rapides. De nos jours, il est impossible d'emprunter le tracé original dans son intégralité car de nombreux morceaux n'existent plus.


La route 66 est pleine de surprises, d'endroits insolites, de coins paumés, de ruines, et pleine de passionnés qui ne se lassent pas de tailler le bout de gras avec des curieux venus du monde entier, voyageant ainsi par procuration.

Pendant deux jours, Élodie et moi flânons au rythme des heures aoutiennes et des jours qui raccourcissent. Un arrêt à Pops' afin de goûter quelques sodas fantaisistes, une photo de la grange rouge sur laquelle glissent les tornades, un petit musée-brocante à Warwick.

 

Une pause déjeuner à Chandler, au "Marta's country kitchen". Puis de nouveau la route, sur quelques tracés originaux. Depew où nous bavardons avec une dame venu chercher son courrier à la poste locale, sur sa tondeuse à gazon !

 

Une traversée du Rock Creek Bridge, à Sapulpa, et quelques kilomètres plus loin, nous voilà à un endroit mythique de la 66, la baleine bleue de Catoosa. Facile d'imaginer qu'il y a quelques années, les familles marquaient ici une pause lors de leur voyage, afin de se délasser et se baigner.


Après une nuit à Vinitia, c'est sous la pluie que la 66 nous fait quitter l'Oklahoma pour une courte incursion dans le Kansas, où le balisage est très efficace.

 

Elle est là, en bord de route : la dépanneuse ayant inspiré le personnage de Martin à John Lasseter pour son film Cars. Si vous aimez ce film d'animation, visionnez le une fois en version originale, car l'accent de Martin est à mourir de rire !


Une fois dans le Missouri, nous passons la nuit à Marshfield. Encore une ville où les restaurants ne servent pas d'alcool...j'étanche ma soif à lampées de citronnade. Le tonnerre gronde, le vent se lève. Vite, à l'abri.

Demain matin nous continuerons d'arpenter la 66, puis la quitterons quelques kilomètres avant Saint-Louis pour obliquer vers le Nord et la ville d'Hannibal, patrie de Tom Sawyer et d'Huck Finn.

samedi 19 octobre 2013

Road-Trip : 5 août : Oklahoma City

Nous avons inscrit Oklahoma City à notre programme pour deux raisons. La première : apercevoir, de loin, une tornade. La deuxième : visiter le musée de l'héritage Western (National Western Heritage Museum).

Nous sommes quelque peu en retard pour les tornades dont le pic d'activité se situe en mai, et dépasse rarement le mois de juillet. En revanche, le musée est ouvert toute l'année, alors, en avant Guingamp !

Il fait très chaud, avec cette impression de brûler sur place. Aussi les salles climatisées d'un musée constituent de vrais refuges.

Oklahoma City, Oklahoma

Tickets en mains, nous pénétrons. 
Et pan ! Premier choc : la statue "End of the Trail" de James Earl Frazer trône au milieu du hall. Une pure merveille. Un colosse de plâtre. Une symbolique d'une force inouïe. La contempler, c'est comprendre. On se demande comment un homme a pu faire passer autant d'émotion dans cette œuvre qui, à elle seule, témoigne du drame qui s'est joué entre 1835 et 1839 avec la déportation du peuple cherokee dans des réserves établies dans les États du Sud Est.

1750 kilomètres de sentier, le "sentier des larmes", à cheval, à pied, sous toutes les météos.

Des milliers d'entre eux, au moins 4000, hommes, femmes et enfants y laisseront la vie. Encore un épisode peu glorieux de l'histoire américaine. Et toujours les mêmes victimes. Un goût amer d'injustice et d'incompréhension qui nous rappelle notre arrêt à Wounded Knee dans le Dakota du Sud.

"La fin de la piste". Un homme et son compagnon, fourbus, harassés. Un peuple vaincu. Une sculpture magistrale.

"End of the trail" par James Earl Frazer

Cette première claque dans le groin est de bon augure pour la suite du musée. Nous avons hâte de continuer la visite.

Soudain, un couple, d'un âge bien avancé, s'approche de nous et se met à nous parler en français, avec un accent américain tout à fait charmant. De fil en conversation, nous apprenons qu'ils vivent une bonne partie de l'année en Alsace, pas très loin de Strasbourg, ajoutant avec étonnement qu'ils sont les seuls américains de leur village ! Pour ma part je dirais même de toute l'Alsace ! Sans preuve à l'appui...
Ils maîtrisent parfaitement le français, ainsi que l'allemand, et même le patois alsacien. Ils sont ravis de leur sort et pour rien au monde ne souhaiteraient habiter dans le Sud de la France. "Trop d'anglophones" pour les citer. Voilà une rencontre atypique et rafraîchissante.

Nous prenons congés de ce couple charmant et continuons notre visite.

Inutile de préciser que si l'univers de l'Ouest, les cowboys, les indiens, la cavalerie, les pionniers, les trappeurs...vous en touchent une sans faire bouger l'autre, pas la peine de perdre votre temps. Ici la thématique est simple et le nom du musée on ne peut plus clair.
En revanche, si comme nous, tout cela titille votre curiosité, et que vous passez dans les parages, ne manquez ce musée sous aucun prétexte ! Au programme : expositions permanentes de peintures et de  sculptures, des dioramas retraçant la vie de l'Ouest, des galeries sur l'artisanat indien, les cowboys célèbres, le rodéo...Sans oublier des expositions temporaires. Pour notre part nous avons eut la chance d'admirer des originaux de Frédéric Remington et Charles Russell.

 

Et voilà, plus de 3 heures passés dans un seul et même musée. On n'en revient pas nous même.

De retour dans Bricktown et après nous être repu au fast-food "Sonic" du coin, nous flânons dans le quartier. Au loin, nous apercevons l'enseigne de magasins "Bass Pro Shop". Allons-y. 


Au niveau du concept. Comment dire ? Vous prenez le plus grand Décathlon de France et vous multipliez sa surface par deux, vous mettez le paquet sur la déco et vous remplacez le rayon kayak et canoë par le rayons bateaux de plaisance, le rayon VTT par le rayon Quad, le rayon football par le rayon pêche et enfin le rayon ping pong par le rayon chasse et vous aurez une idée de ce qu'est un magasin Bass. Aux États-Unis : une institution.

On y vient en famille, manger, acheter une arbalète, une carabine, des seaux de 10 kilos de cartouches, une tente 15 places...La vie au grand air vu par les américains. Et si vous ne souhaitez pas vous encombrer de vos enfants pendant vos emplettes, collez les devant les jeux vidéos avec lesquels ils peuvent s'entraîner, à l'aide de carabines factices, à dégommer leurs premiers bambis. Comme c'est mignon. Savoir magner un 22 long rifle avant même de savoir écrire son nom...

 

La nuit est tombée, un match de baseball se joue dans le stade jouxtant l’hôtel, le Chickasaw Ballpark. Notre curiosité nous y pousse. Comme la partie est déjà bien entamée, la guichetière consent à nous laisser rentrer gratuitement. Sympa.

Élodie et moi caressons l'espoir de récupérer une balle du match, qu'un joueur aurait batté en dehors des limites du terrain. Nous tentons différentes places, plus ou moins stratégiques, sans succès.

Chickasaw Ballpark, Oklahoma City, Oklahoma
Afin d'immortaliser notre passage, je sors le trépied et y installe l'appareil photo. Au même moment, un homme de la sécurité s'approche de nous et me demande de ranger le trépied, trop encombrant en cas d'évacuation en urgence du stade. Bien sûr je m’exécute et me confonds en excuses. Nous entamons la conversation. Il nous confirme que pour récupérer une balle de match, il faut avoir un sacré bol !

Résolus, nous nous rasseyons. Quelques minutes plus tard, notre nouveau copain revient vers nous, il tient dans sa main deux casquettes de l'équipe locale, les redhawks et...une balle du match qu'il vient de récupérer en bordure du terrain. Inutile de dire que nous restons complètement interloqués, tels deux goélands sur un coffre. Avant de nous reprendre et de le remercier le plus sincèrement du monde pour ce geste sympathique et touchant. 

Le match terminé, sur la victoire de l'équipe locale, nous sortons du stade, saluant de loin notre nouveau pote. 

Voilà qui clôt impeccablement une journée dans cette ville d'Oklahoma City.

Demain, nous entamons notre dernière semaine de road-trip. Cap à l'Est, le long le route 66 !

lundi 14 octobre 2013

Road-Trip : 4 août : Bienvenue en Oklahoma

Nous quittons le Kansas sous la pluie, après une nuit orageuse. Les températures dépassent à peine les 20°c.

Le but de la journée est de sillonner les routes de campagnes et d'atteindre dans un premier temps Clinton puis ensuite Oklahoma City où nous avons réservé deux nuits dans le Hampton Inn du quartier Bricktown.



Pourquoi un crochet par la ville de Clinton ? Qu'y a-t-il à voir ? La ville de naissance de Bill ? Une fabrique de cigares ? Non rien de tout cela. Tout simplement, cette ville abrite l'un des plus beaux musée dédié à la route 66, que nous allons emprunter pendant quelques jours sur un axe Ouest-Est.

Afin de ne pas passer trop près de la route que nous allons emprunter dans quelques jours, nous décidons de ne pas prendre l'itinéraire le plus rapide, qui passe par Tulsa. Encore une excuse pour prendre les routes de campagne plutôt que les autoroutes.

Le chemin est parsemé de villes paumées, de raffineries, de champs asséchés. Bref, rien de très glamour...Un petit côté Dust Bowl 70 ans après. 

Nous sommes soudain frappés par la couleur rouge de la terre, un rouge intense, un rouge Roland Garros, qui se démarque superbement sur le ciel bleu, de retour, apportant avec lui le soleil et un sac rempli de degrés, environ 40.

Les terres et les eaux rouges de l'Oklahoma

Comme souvent depuis maintenant deux semaines, nous ne sommes pas gênés par les autres automobilistes, les routes sont rectilignes et calmes. Le bon moment pour écouter l'album "Sevens" de l'enfant du pays, Garth Brooks. Bienvenu chez les cowboys !


Après plus de 5 heures de voiture, nous voilà à Clinton, une heure avant la fermeture du musée. Excellent timing. Si vous empruntez la Mother road, nom qu'a donné Steinbeck à la route 66 dans son roman "Les raisins de la colère", vous passerez immanquablement par Clinton. Pensez à vous arrêter au musée, il en vaut la peine.

Musée de la route 66 - Clinton, Oklahoma

Bon là, normalement, nous sommes censés mettre le cap à l'Est, sur Oklahoma City, à une heure environ...il est 17h00. Mais faisant cela, nous raterions une ville fantôme typique de la 66, située à quelques kilomètres à l'Ouest de Clinton...Quel dilemme ! En fait non, pas du tout un dilemme, le choix est vite fait, direction Foss, le village fantôme et tant pis si on arrive tard à l'hôtel !

Les amateurs, connaisseurs et experts de la route 66 savent qu'il n'est pas toujours évident de rouler sur les premiers tronçons de la route, tant ceux ci sont délabrés, ou même carrément disparus au profit de l'autoroute 44. Quant à trouver les parties toujours existantes et praticables, cela peut relever du vrai jeu de piste.

Heureusement, quelques passionnés ont eut l'idée d'éditer des cartes très détaillées. Mais attention, sans copilote, difficile d'y arriver. Et du coup c'est qui qui s'y colle à la carte ? C'est Élodie, avec une carte en anglais en plus...Ce sera déjà bien qu'on se retrouve pas au Nouveau-Mexique...

Voilà la carte que nous avions avec nous...heureusement.

Entre Clinton et Foss, la route 66 est facilement reconnaissable, faite de plaques de bitume parallèles à l'autoroute 44, comme le montre le plan ci dessous.

Bizarrement, Foss ne nous paraît pas si fantomatique que cela. C'est sûr que ça ne respire pas l'activité culturelle à plein nez, mais il y a des hameaux, occupés pour la majorité d'entre eux. Un coup dans l'eau donc...




L'heure est maintenant à la décision, soit faire tête sur Oklahoma City par l'autoroute, soit par la route 66 et son jeu de piste...Devinez ce que l'on choisit ?

Élodie fait montre d'un grand talent de copilote, j'ai parfois du mal à comprendre sa lecture en anglo-bourguignon du guide acheté au musée, mais on arrive à ne pas se tromper de route, et c'est bien là l'essentiel. Le soleil se couche, dans le rétroviseur une fois de plus...principal désavantage de rouler vers l'Est...


C'est très émouvant de se dire qu'on emprunte la route que les Okies ont sillonnés pour fuir les nuages de poussière afin de gagner l'Eldorado de la Californie. On ne peut que penser à la famille Joad.

Nous passons les villes de Weatherford, Hydro, Bridgeport, Geary, El Reno, Yukon (ville de naissance de Garth Brooks) évitant de justesse le meurtre sans intention de la donner d'une famille de ratons-laveurs suicidaires.

Il est 22 heures, nous arrivons à l'hôtel.
Le quartier Bricktown est un quartier animé d'Oklahoma City, pittoresque, doté d'un canal, de boutiques et restaurants.

Quartier de Bricktow, Oklahoma City, Oklahoma

Vu l'heure, nous galérons un peu pour trouver un établissement acceptant de nous servir...même le Hooters refuse. Tant pis, le concept burger-bière-serveuse en mini short orange et tee shirt blanc moulant, ce sera pour une autre fois.
Finalement, nous trouvons un petit quelque chose à nous mettre sous la dent, avant de rentrer à l’hôtel et nous faxer dans le lit King Size. Judicieusement, Elo sort ses boules Quiés...Je suis exténué.

dimanche 5 mai 2013

Road Trip été 2013

Nos deux dernières semaines ont été consacrées à la réalisation de notre road trip prévu du 20 juillet au 10 août. 
Cela n'a pas été une mince affaire...il a fallu sélectionner des lieux, et donc, en éliminer d'autres. Force est de constater que l'on ne peut pas tout faire...hélas !
Nous avons finalement décidé d'aller fureter dans le Middle West, loin des sites touristiques plébiscités par les guides de voyage (exceptions faites des points B, C et D).
C'est donc 4241 kilomètres qui nous attendent, en 3 semaines. Ca parait beaucoup mais ça ne fait qu'environ 200 kilomètres par jour...un jeu ! Torse nu dans les bottes comme dirait mon père !
Allez hop : petit tour d'horizon, sans trop rentrer dans le détail...histoire d'avoir des choses à raconter à notre retour...




COLORADO

A : Arrivée à Denver. Prise en charge du véhicule et direction...
B : Rocky Mountain National Park. A nous les montagnes Rocheuses et les randonnées. 

Rocky Mountain National Park

NEBRASKA

C : Crawford. Visite de Fort Robinson National Park, le site même où mon grand père paternel a vécu deux ans comme prisonnier de guerre.

DAKOTA DU SUD

D : Deadwood. Parfait endroit, historique qui plus est, pour rayonner et visiter : Mt Rushmore, Custer Park, Woundeed Knee, Devil's Tower, Spearfish Canyon...

Mont Rushmore

NEBRASKA (LE RETOUR)

E : Valentine. Spot idéal et réputé car le Nord du Nebraska est bordée d'une rivière classée parmi les 10 plus belles des USA, avec possibilité de la descendre en canoë, en kayak, en chambre à air...à peu près tout ce qui flotte quoi.

IOWA

F : Sioux City. Ville étape. 
G : Winterset. Sur les traces du roman et du film "Sur la route de Madison".  Ce sera l'instant romantique du voyage ! Winterset est aussi le lieu de naissance de John Wayne.

Sur la route de Madison

NEBRASKA (LE RETOUR DE LA VENGEANCE)

H : Kearney. Le but premier est de passer par la Lincoln Highway qui fête cet été ses 100 ans d'existence. De plus, Kearney abrite un musée de la voiture, avec des tas de modèles anciens...

KANSAS

I : Manhattan. Ville de départ de la route panoramique traversant les Flint Hills et particulièrement la Tallgrass Prairie. 
J : Coffeyville et Independence. La première est le lieu de la chute du gang des frères Dalton. La deuxième est réputée pour être le lieu ou la vraie Laura Ingalls a grandi et conté ses aventures dans "la petite maison dans la prairie". L'adaptation pour la télé semble être très édulcorée. 

La famille Ingalls, vue par Hollywood

OKLAHOMA

K : Oklahoma City. Principalement pour la visite du "western heritage and cowboy museum". Puis on suivra la route 66 jusqu'au...

MISSOURI

L : Saint Louis. Son arche, ses concerts de Jazz, Blues...et aller/retour vers Hannibal, village où Mark Twain a grandi et qui lui a inspiré les aventures de Tom Sawyer et Huckleberry Finn. 

Tom Sawyer et Huck...vus par les japonais

On s'attend donc à un voyage riche et diversifié, des plaines, des dunes de sable, des ranchs, des animaux sauvages, des cowboys, des routes toutes droites, des rivières, de la country, du blues et peut être, avec un peu de chance, une tornade à admirer...de loin. 
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